Moodle du séminaire Notre-Dame de Namur (Belgique), cours pour les séminaristes francophones de Belgique et les étudiants de l'IDF (Institut Diocésain de Formation)

    Available courses

    Pour étudier le comportement religieux de l’homme, le cours propose une démarche à la fois critique et bienveillante. Les étudiants seront sensibilisés à l’aspect critique quand il s’agit, selon une expression d’Antoine Vergote, de saisir la différence entre une attitude religieuse apparente et la religion humainement vraie, entre des mécanismes qui referment sur des croyances et la dimension personnelle d'un engagement dans la foi. Parmi tout ce qui évoque Dieu, nous pointerons l'appel que lance l'Evangile, révélation d'un amour divin et personnel, repérant dans la psychologie des éléments de discernement d'une expérience spirituelle qui va jusqu'à remanier la personne dans l'ouverture de son désir au désir de Dieu.

    Le cours constitue une introduction aux grandes orientations de la psychologie contemporaine et à ses différents champs d’application (psychologie du développement, psychologie clinique, psychologie sociale, …) montrant chaque fois leur point de vue particulier et leur méthode. A travers l’étude des notions de comportement, d’identité, le développement de l’individu dans ses compétences cognitives ou dans son affectivité, la construction des relations avec autrui, l’étudiant sera confronté aux questions fondamentales qui traversent la discipline : les rapports entre «normal» et «pathologique», «individuel» et «collectif», «désir» et «interdit» …</div>

    Le cours a pour objectif de fournir les clés indispensables à une lecture éclairée de l’Ancien Testament. Après un chapitre de présentation générale, il introduira aux grandes étapes de l’histoire d’Israël qui ont conduit à la rédaction des différents livres. La lecture de plusieurs textes permettra d’aborder la notion de genres littéraires bibliques et certains grands thèmes théologiques.

    La deuxième partie du Catéchisme de l’Eglise catholique (CEC) concerne la liturgie et les sacrements. A travers un certain nombre de notions-clés qui appartiennent au patrimoine de la grande Tradition de l’Eglise, puisé dans la Bible et chez les Pères, l’étude abordera les sept sacrements, tels qu’ils furent célébrés, puis précisés par les documents du Magistère jusqu’au concile Vatican II. Théologie, pastorale et catéchèse y sont étroitement liées, ouvrant des perspectives encore inconnues de beaucoup de chrétiens, a fortiori des non-pratiquants et des non-croyants.

    A l’heure de la mondialisation, plus que jamais, le dialogue interreligieux est l’un des enjeux majeurs de notre société plurielle. Pour tisser des relations pacifiées, sans compromission, l'amateurisme n'est plus de mise. Animés par l’esprit d’Assise, nous irons donc à la rencontre des autres religions avec bienveillance et rigueur. Impossible d'éviter le débat entre vérité et pluralité. Tout au long de ce périple, nous créerons des carrefours avec le christianisme : ressemblances et dissemblances nous permettront de mieux connaitre notre propre foi. Cet effort est le socle sur lequel un dialogue authentique peut se développer. Nous remonterons d’abord le cours du temps. De la sorte, nous découvrirons combien <em>homo sapiens </em>est <em>homo religiosus</em>. Ce désir profondément enraciné, nous le retrouverons dans les religions ethniques. Nous aborderons ensuite les rivages de l’hindouisme et du bouddhisme : l’Occident n'est-il pas en effet fasciné par l’Orient? Quand il a quitté son berceau indien, sur sa route missionnaire, le bouddhisme a croisé le taoïsme et le confucianisme, en Chine, et le shintoïsme, au Japon. Nous y ferons une halte. Se posera alors une question cruciale : comment articuler mission et inculturation ? Enfin, et cela est d’autant plus nécessaire que l’actualité se focalise régulièrement sur le monde musulman, un monde désormais implanté en nos contrées, notre étude portera sur l'islam, religion et civilisation.

    Qu’est-ce que le langage humain ? L’écriture ? Le signe linguistique ? Quels liens y a-t-il entre le langage et l’être ? Le langage et la pensée ? Le langage et la subjectivité ? Le langage et l’inconscient ? Que penser de la mécanisation du langage ? Autant de questions que l’on abordera en philosophe en ancrant notre réflexion dans les données de la linguistique contemporaine.

    L’objectif de ce cours est de montrer en quoi et pourquoi le droit naturel est et demeure le fondement solide sur lequel se construit une société politique digne de ce nom. Encore faut-il ne pas confondre «droit naturel», «loi naturelle» et «loi de la nature». Le droit est affaire de libertés-en-société. Une société politique est une «société de droit». Mais «le droit» ne se réduit pas aux énoncés du pouvoir politique. A une époque où nos sociétés civiles semblent écrasées par le pouvoir d’un Etat qui semble lui-même dominé par la puissance de l’Economique, il est plus que nécessaire d’examiner cette «bête curieuse» (P. Simon) qu’est le droit naturel.

    Les théories scientifiques ont modifié en profondeur notre compréhension du cosmos et de l’homme. Nous commencerons par donner un panorama des résultats majeurs des sciences contemporaines de la nature : physique, chimie et biologie. Nous passerons ensuite en revue diverses lectures philosophiques de la nature, antiques, médiévales, modernes et contemporaines, pour construire progressivement une philosophie de la nature homogène aux données des sciences les plus récentes. Nous verrons alors comment ce cadre philosophique peut devenir un lieu privilégié pour un dialogue avec la théologie de la création, évitant tout à la fois les écueils du concordisme ou du discordisme. Ceci sera illustré sur les cas particuliers de la cosmologie (différence entre création et commencement de l’univers) et de la biologie de l’évolution.

    Le cours d'anthropologie philosophique offre une palette de visions ou conceptions de l'être humain. Trois modules, confiés chacun à un professeur, viseront ainsi à déployer notre humanité en articulant les apports de différents courants philosophiques et de la science, sans oublier ce que donne à penser la conception chrétienne. Un premier module fera voir les variations d'une spécificité humaine, de la liberté et de la sociabilité quand varie le choix des concepts-clés qui amorcent l'analyse: raison, science, sens de l'existence, économie et travail, désir et inconscient orientent des approches qu'il faut comparer et mettre dans un dialogue critique. Le souci d'une synthèse se poursuivra lorsqu'on approfondira dans les deux autres modules d'abord une relecture philosophique du discours de la science sur l'homme. La philosophie doit ainsi répondre des interpellations aussi diverses que l'histoire de son évolution somatique ou les prétentions qui alimentent des projets transhumanistes. Le troisième module développera de manière philosophique différents aspects de l'être humain : le langage et le social, la conscience et la volonté, etc.

    Le cours d'anthropologie philosophique offre une palette de visions ou conceptions de l'être humain. Trois modules, confiés chacun à un professeur, viseront ainsi à déployer notre humanité en articulant les apports de différents courants philosophiques et de la science, sans oublier ce que donne à penser la conception chrétienne. Un premier module fera voir les variations d'une spécificité humaine, de la liberté et de la sociabilité quand varie le choix des concepts-clés qui amorcent l'analyse: raison, science, sens de l'existence, économie et travail, désir et inconscient orientent des approches qu'il faut comparer et mettre dans un dialogue critique. Le souci d'une synthèse se poursuivra lorsqu'on approfondira dans les deux autres modules d'abord une relecture philosophique du discours de la science sur l'homme. La philosophie doit ainsi répondre des interpellations aussi diverses que l'histoire de son évolution somatique ou les prétentions qui alimentent des projets transhumanistes. Le troisième module développera de manière philosophique différents aspects de l'être humain : le langage et le social, la conscience et la volonté, etc.

    Le cours d'anthropologie philosophique offre une palette de visions ou conceptions de l'être humain. Trois modules, confiés chacun à un professeur, viseront ainsi à déployer notre humanité en articulant les apports de différents courants philosophiques et de la science, sans oublier ce que donne à penser la conception chrétienne. Un premier module fera voir les variations d'une spécificité humaine, de la liberté et de la sociabilité quand varie le choix des concepts-clés qui amorcent l'analyse: raison, science, sens de l'existence, économie et travail, désir et inconscient orientent des approches qu'il faut comparer et mettre dans un dialogue critique. Le souci d'une synthèse se poursuivra lorsqu'on approfondira dans les deux autres modules d'abord une relecture philosophique du discours de la science sur l'homme. La philosophie doit ainsi répondre des interpellations aussi diverses que l'histoire de son évolution somatique ou les prétentions qui alimentent des projets transhumanistes. Le troisième module développera de manière philosophique différents aspects de l'être humain : le langage et le social, la conscience et la volonté, etc.

    Nous étudierons la vertu de prudence, en lisant des textes d'auteurs (Aristote, Thomas d'Aquin, Kant, Comte-Sponville...) et en analysant certaines productions du cinéma contemporain (e.a. Le chant du loup d'Antonin Baudry).

    Le séminaire sera l'occasion d'une lecture cursive de la question 2 tirée de la prima pars de la Summa theologiae de saint Thomas. Il alternera exposés magistraux, discussions et travaux en sous-groupes. Divers professeurs aideront les étudiants à se familiariser avec les textes et ils évalueront la manière dont ils se les approprient.

    Le séminaire sera l'occasion d'une lecture cursive du Poème de Parménide et de divers textes issus de la Métaphysique d'Aristote. Il alternera exposés magistraux, discussions et travaux en sous-groupes. Divers professeurs aideront les étudiants à se familiariser avec les textes et ils évalueront la manière dont ils se les approprient.

    Le cours s’ouvre sur une évocation de la rencontre conflictuelle de l’Evangile et de la philosophie chez les premiers Pères de l’Eglise et rend compte de la solution d’équilibre qui verra peu à peu le jour, déjà chez les Pères apologètes du IIème siècle. Il aborde ensuite plus particulièrement la pensée philosophique de saint Augustin. Il étudie alors successivement le haut moyen âge en évoquant très brièvement les figures du Pseudo Denys, de Boèce et de Jean Scot Erigène, la philosophie au XIIème siècle en se centrant sur les pensées de saint Anselme de Cantorbéry et de Pierre Abélard, la philosophie arabe avec Avicenne et Averroès et la philosophie juive avec Maimonide et Avicebron, l’arrivée massive des textes arabes et grecs depuis le milieu du XIIème siècle jusqu’à la fin du XIIIème siècle, ainsi que la naissance des universités. Il consacre des chapitres successivement à la pensée de saint Thomas d’Aquin, à la pensée de saint Bonaventure, à la figure de Jean Duns Scot, au nominalisme du XIVème siècle avec Guillaume d’Occam et la via moderna. Il se conclut par un aperçu de la pensée de Nicolas de Cuse.

    Le cours s’ouvre sur une évocation de la naissance de la philosophie en Ionie au VIème siècle avant J.C. et pose la question philosophique fondamentale inhérente à ce qu’on a appelé « le miracle grec », et qui est peut-être aujourd’hui le débat philosophique le plus crucial : la raison est-elle une invention des Grecs ? Il étudie ensuite, et successivement, la pensée des principaux présocratiques : Thalès, Anaximandre, Anaximène, Pythagore et le pythagorisme, Héraclite, Parménide, Zénon, Empédocle, Leucippe et Démocrite ; le sophisme et la figure de Socrate ; la théorie de la connaissance, la métaphysique et la psychologie de Platon ; la physique, la psychologie et la métaphysique d’Aristote ; le stoïcisme et l’épicurisme ; et enfin la métaphysique de Plotin telle qu’on peut la dégager des Ennéades.

    Les étudiants de 1ère année de philosophie rédigent :

    •  une 1ère dissertation au 1er semestre avec Mme Germain
    • une 2ème dissertation soit en anthropologie soit en épistémologie (selon le cours donné cette année-là)

    Les étudiants de 2ème année de philosophie rédigent :

    •  une dissertation de fin de cycle avec une défense orale devant un jury au mois de juin
    Après une vaste introduction concernant la méthode et l’a priori théologique de la métaphysique occidentale, la première partie du cours s’intéresse à la saisie de l’être et à sa critique. Dans un premier chapitre, on rend raison de cette saisie quant à son pôle objectif. On étudie la différence ontologique, la composition réelle d’être et d’essence au coeur de chaque étant et la doctrine des transcendantaux. Dans un second chapitre, on rend raison de la saisie de l’être quant à son pôle subjectif. On situe d’abord la connaissance métaphysique parmi les divers degrés de la connaissance humaine. On élabore ensuite une métaphysique de la connaissance humaine. Dans un troisième chapitre, on pose et on tente de résoudre la question critique dans une confrontation serrée avec la première des Méditations cartésiennes de Husserl. La seconde partie du cours s’intéresse à l’approche métaphysique de Dieu et de la création. On termine le cours sur quelques considérations sur le monde et sur l’homme en tant qu’ils sont créés.
    Tout le monde se pose au moins une fois dans sa vie les questions essentielles du sens et de l’existence. Il ne suffit cependant pas de poser des questions et d’avoir une opinion pour être philosophe. Il s’agit plutôt de bien poser les bonnes questions en s’efforçant honnêtement d’y trouver de vraies réponses, c’est-à-dire des réponses rationnellement justifiées. . Ce cours s’organise autour de trois définitions possibles de la philosophie : amour de la sagesse, amour de la vérité et penser par soi-même.
    Ce cours propose un approfondissement des connaissances morphologiques et syntaxiques de la langue latine en vue de la traduction d’extraits d’auteurs chrétiens des premiers siècles (saint Augustin, saint Ambroise, saint Jérôme, saint Grégoire, saint Léon). Une brève présentation de la vie de l’auteur ainsi que du contexte social et religieux de l’époque précède la traduction et l’analyse des textes choisis. La lecture en français des chapitres encadrant le texte étudié prolonge l’approche et complète un commentaire succinct en vue d’une meilleure compréhension. Parallèlement à cette découverte des auteurs latins chrétiens, chaque cours débute par la traduction d’une prière liturgique. Par ailleurs, la clarté et la concision du latin seront également illustrées par des extraits d'encycliques ainsi que des Actes du Concile Vatican II.
    Ce cours propose une initiation à la langue latine et vise l'apprentissage de la morphologie et de la syntaxe en vue de la traduction de textes latins d'Eglise. Chaque cours débute par une prière choisie, traduite et analysée selon la progression des acquisitions grammaticales. Les connaissances linguistiques seront également consolidées de manière très progressive par des exemples tirés du latin scripturaire, ecclésiastique et patristique.
    Ce cours, destiné aux étudiants de deuxième année préparant leur baccalauréat de philosophie, a pour objectif d’aider l’étudiant à rédiger un travail véritablement scientifique rencontrant les normes universitaires et à le défendre, en l’initiant à la manipulation des différents outils mis à sa disposition, en éveillant son esprit critique à l’égard des sources, en l’invitant à développer une pensée personnelle de manière informée, cohérente et structurée, et en lui donnant les repères pour la construction formelle de son travail.

    Pour entrer dans le droit de l'Église, il convient d'en apprendre le langage fondamental et les principes de base de son fonctionnement technique. C'est l'objet du Livre I intitulé "Normes générales", qui traite des lois, décrets et autres actes administratifs ; des personnes physiques et juridiques ; du pouvoir du gouvernement et des offices ecclésiastiques. Quant au Livre II intitulé "le Peuple de Dieu", on a dit de lui qu'il était le dernier document du Concile Vatican II. C'est qu'il traduit canoniquement l'ecclésiologie de ce Concile, en traitant d'abord des fidèles du Christ (et d'abord des devoirs et droits de tous les baptisés, avant de parler plus spécifiquement de ceux des laïcs puis des clercs) ; puis de la constitution hiérarchique de l'Église; enfin des instittus de vie consacrée et des Sociétés de vie apostoliques. Ces diverses réalités ecclésiales seront présentées en articulation avec des questions d'actualité, comme celle de la "synodalité".

    Le cours procédera à une relecture historique du questionnement sur la mission et du dialogue interreligieux tel qu'il s'est développé dans nos pays sécularisés depuis le milieu du Xxème siècle, en s'arrêtant à la réflexion du Concile Vatican II (en particulier Ad gentes et Nostra aetate), à ce qui s'en est suivi (e.a Evangelii nuntiandi , 1975, la rencontre d'Assise de 1986, la Lettre aux catholiques de France : proposer la foi dans la société actuelle, 1996) jusqu'à ses derniers développements avec le pape François : l'exhortation apostolique Evangelii gaudium, la rencontre avec l'imam d'Al Azhar, Ahmed al Tayeb. 

    Le cours comprendra également des apports bibliques sur la mission et le dialogue. Sur cette base, le cours proposera des pistes théologiques et pastorales pour penser à nouveaux frais l'évangélisation dans un monde sécularisé dans la perspective d'une "Église en sortie" , en s'inscrivant dans une ouverture au dialogue (interreligieux, interconvictionnel... ) et un désir de servir la construction d'un monde plus fraternel.

    " Deus Christianorum" : Introduction aux Pères de l'Église latins.

    Les diverses formes de paganisme que les Pères ont eu à combattre prônaient, elles aussi, une atmosphère spirituelle.

    La valorisation d’un sacré omniprésent suscitait une ‘nouvelle religiosité’. Or, parmi les idées maîtresses qui ont animé l’histoire de notre antiquité tardive et inspiré son art, il en est une qui s’impose d’abord à l’attention : c’est l’idée de Dieu, qui envahit alors le monde méditerranéen. Telle est la toile de fond où nous allons mener notre recherche sur l’intelligence patristique de Dieu. Qu’est ou qui est Dieu pour les Pères latins, du moins le Dieu des chrétiens. Qu’en ont-ils dit; comment l’ont-ils dit et pourquoi ont-ils insisté — plus que les Pères Grecs — sur l’Unitas de Dieu-Trinitas ?

    Ils, ce sont six témoins engagés dans la Contemplation et l’Annonce, quatre siècles durant, en Afrique du Nord, en Gaule et à Rome : Tertullien, Cyprien, Hilaire de Poitiers, Augustin, les Moines de Provence, Grégoire le Grand.

    Pour entrer dans le droit de l'Église, il convient d'en apprendre le langage fondamental et les principes de base de son fonctionnement technique. C'est l'objet du Livre I intitulé "Normes générales", qui traite des lois, décrets et autres actes administratifs ; des personnes physiques et juridiques ; du pouvoir du gouvernement et des offices ecclésiastiques. Quant au Livre II intitulé "le Peuple de Dieu", on a dit de lui qu'il était le dernier document du Concile Vatican II. C'est qu'il traduit canoniquement l'ecclésiologie de ce Concile, en traitant d'abord des fidèles du Christ (et d'abord des devoirs et droits de tous les baptisés, avant de parler plus spécifiquement de ceux des laïcs puis des clercs) ; puis de la constitution hiérarchique de l'Église; enfin des instittus de vie consacrée et des Sociétés de vie apostoliques. Ces diverses réalités ecclésiales seront présentées en articulation avec des questions d'actualité, comme celle de la "synodalité".

    L’espace et le temps sont les coordonnées essentielles de la vie humaine. Les célébrations liturgiques de l’Église s’inscrivent dans un calendrier et se déroulent selon des rythmes particuliers : rythme hebdomadaire (dimanche), rythme annuel (année liturgique), rythme quotidien (prière de jour et de nuit). Le cours abordera les fêtes de l’année liturgique, le sens du dimanche comme Jour du Seigneur, les fêtes des saints et la Liturgie des Heures. Le Christ est venu habiter l’histoire des hommes pour la sanctifier et en faire une histoire sainte (Cf. Sacrosanctum Concilium, n° 102-111).

    En partant de la constitution conciliaire sur la liturgie Sacrosanctum Concilium et du Catéchisme de l'Eglise Catholique, le cours cherchera à situer la liturgie dans l'histoire du salut, la vie chrétienne et l'étude théologique. Il introduira à une théologie liturgico-sacramentaire qui tienne compte des recherches actuelles en anthropologie et d'une juste herméneutique des sources liturgiques.

    Qu'est-ce qu'agir en chrétien ? Comment rendre compte de la vie morale des disciples du Christ ? A partir des Écritures, de la Tradition et de l'histoire de l'Église, nous serons conduits à approfondir quelques thèmes comme la morale et la spiritualité, l'actualité de la loi naturelle, la notion de personne humaine, la liberté, la conscience et la loi, les vertus, les dimensions ecclésiales et sociales de l'agir chrétien... Notre attention se portera particulièrement sur le discernement et le jugement moral du chrétien dans l'action. 

    Le cours est organisé dans une alternance entre des exposés magistraux des sources de la morale et des présentations orales, durant lesquelles les étudiants présentent à tour de rôle un travail personnel et actualisent une thématique.

    « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6). Par cette autorévélation, Jésus a admirablement manifesté son identité et sa mission : il est l’unique Chemin qui conduit au Père, parce qu’il est la Vérité qui donne la Vie. Pour entrer dans la Vérité qui est le Christ et découvrir de plus en plus la Vie qu’il nous donne, pour scruter ainsi le mystère du Verbe incarné et du salut qu’il communique, il n’y a pas de meilleure voie que la Parole de Dieu elle-même, transmise par la Tradition et consignée par écrit dans la Bible. C’est donc dans la foi de l’Eglise que nous lirons d’abord le Nouveau Testament dans sa diversité et sa cohérence. Nous verrons ensuite comment l’Eglise a pu approfondir sa connaissance du mystère du Christ et du salut par une assimilation paisible de la Révélation ou en surmontant des crises. La mission des théologiens a été capitale dans cet approfondissement. Nous écouterons donc également quelques grands théologiens, tout en affrontant les questions actuelles.

    Ce cours propose une initiation à la théologie entendue comme une réflexion rationnelle et systématique dans et sur la foi à la lumière de la Révélation divine (cf. CTI, La théologie aujourd'hui : perspectives, principes et critères , 2012) : d'abord, à travers l'étude des "fondements" de la théologie catholique (l'Écriture et la Tradition) grâce à une lecture attentive de la constitution dogmatique Dei verbum du Concile Vatican II; ensuite, à travers un parcours de l'histoire de la théologie (essentiellement occidentale) afin d'en dégager ses principes essentiels et ses traits méthodologiques majeurs; enfin, par la présentation commentée du document de la CBP, L'interprétation de la Bible dans l'Église , 1993. Nous examinerons la question de l'herméneutique biblique, les différentes méthodes et approches exégétiques pratiquées dans l'Église catholique dont le Magistère a la mission d'annoncer et d'interpréter de façon authentique la Parole de Dieu au monde contemporain.

    Ce cours sur le deuxième ensemble de la Bible hébraïque comportera une introduction générale au phénomène du prophétisme et la lecture de quelques morceaux choisis dans cette vaste littérature. Qu’est-ce qu’un prophète ? Comment le devient-on ? Quel rôle joue-t-il vis-à-vis des institutions politiques et religieuses ? Comment discerner vrais et faux prophètes ? Quelles sont les caractéristiques du prophétisme israélite par rapport à celui du monde environnant ? Après un parcours présentant quelques figures essentielles issues du corpus des prophètes premiers (Samuel, Elie, Elisée), chacun des livres prophétiques fera l’objet d’une introduction, tandis que certains textes seront davantage approfondis dans le cadre du travail en sous-groupes

    C'est le premier évangile, celui de Marc, qui retiendra toute notre attention. Nous ferons une lecture suivie de ce texte qui, dès le début, se présent comme la "Bonne nouvelle (Évangile) de Jésus Christ, Fils de Dieu" (Mc 1, 11). En suivant les étapes de la progression narrative, nous tenterons de comprendre qui est, pour Marc, Jésus comme Christ et comme Fils de Dieu, tout en nous laissant guider par l'auteur dans la découverte d'autres aspects déployés dans le texte. Nous étudierons successivement le prologue, le ministère en Galilée, les voyages à l'étranger, le déplacement de la Galilée à Jérusalem et le séjour final à Jérusalem qui se clôt sur la Passion, la mort et la résurrection. Nous proposerons aussi des regards parallèles sur les deux autres synoptiques pour déployer quelques aspects de leur richesse.

    Dans la suite de l’évangile de Luc, les Actes des Apôtres nous font entrer dans l’histoire du christianisme : des débuts de l’Eglise à Jérusalem (Ac 1,1-8,1a) jusqu’aux extrémités du monde (15,36-28,31), en passant par la rencontre capitale avec les païens (8,1b-15,35), la mission apostolique est conduite par l’Esprit Saint. Mais ne nous y trompons pas : c’est bien l’Esprit du Seigneur Jésus qui est à l’œuvre. Les Actes que les Apôtres posent, dans les deux grands cycles de Pierre et de Paul, ne prennent sens qu’à la lumière de la présence mystérieuse qui s’y manifeste : car celui qui fut enlevé à leurs regards lors de l’Ascension ne cesse de venir de la même manière qu’ils l’ont vu partir (cf. 1,11).

    Parmi les quatre évangiles, Matthieu, Marc et Luc sont appelés « synoptiques » parce qu’ils présentent  de telles similitudes de fond et de forme qu’ils peuvent être édités en trois colonnes parallèles. Mais une lecture attentive laisse apparaître des différences entre eux. Les évangiles synoptiques ne rapportent pas toujours les mêmes épisodes, les mêmes paroles de Jésus. Chacun d’entre eux contient des passages qui lui sont propres. Comment expliquer ces ressemblances et ces différences ? Qui sont réellement Matthieu, Marc et Luc ? Pourquoi et pour qui ont-ils écrit l’évangile qui leur est attribué ?  Quel regard particulier chacun d’entre eux porte-t-il sur la personne de Jésus ? Tenter de répondre à ces questions nous aidera peut-être à (re)découvrir que ces textes que nous croyons trop souvent bien connaître peuvent encore nous surprendre et sont toujours une bonne nouvelle pour nous aujourd’hui.


    Le cours étudie les origines du christianisme et le développement de l’Eglise depuis les Apôtres jusqu’à l’Empire carolingien. Une attention particulière est donnée au contexte historique et à l’environnement culturel qui ont vu naître le Christ et qui ont entouré son action publique. Après sa mort et sa résurrection, ses disciples prennent en charge la destinée de la jeune Eglise et propagent la Bonne Nouvelle dans tout le bassin méditerranéen, malgré les nombreuses persécutions qui s’abattent sur eux. À ce temps des martyrs succède celui de la réflexion dogmatique qui va servir de fondement à l’Eglise jusqu’à nos jours. C’est aussi le temps de l’éclosion des premiers mouvements religieux. Les invasions barbares, suivies de la constitution d’un certain nombre d’états souverains en Europe, servent de cadre à la poursuite de l’expansion du christianisme à travers le monde occidental. Cette réflexion sur un développement pluriséculaire aboutit à la constitution d’un nouvel empire, œuvre de Charlemagne qui réunifie l’Occident sous la bannière du Christ. Se constitue ainsi la chrétienté médiévale, qui s’inscrit en réaction contre le développement de l’Islam. L’Orient chrétien voit alors son destin se détacher peu à peu de celui de Rome et du reste de l’Eglise.

    Dès 2020, certaines matières dites "Matières Ministérielles" seront données aux seuls étudiants de quatrième année. Ainsi en est-il des "Repères administratifs et pastoraux", héritiers du cours donné antérieurement sur "La gestion matérielle des paroisses". Mais tandis que ce dernier se donnait tous les quatre ans à raison de deux heures/semestre, les "Repères administratifs et pastoraux" se donneront annuellement à raison de deux fois trois heures et porteront sur les Fabriques d'église, les Asbl et AOP, le Patrimoine. Bref, il s'agit d'une initiation au Temporel du culte catholique, géré dans chaque diocèse par un Vicaire épiscopal (prêtre) ou un Délégué épiscopal (non prêtre) au service de l'Evêque et de tous ceux qui sont concernés par ces matières.
    Le Syllabus 2020 peut paraître disproportionné par rapport aux six heures de cours mais je l'ai conçu comme un outil de travail non seulement pour l'apprentissage mais aussi pour la pratique du ministère de ceux que le Seigneur appelle au ministère presbytéral.
    Je suis à leur disposition pour toute explication ou information nécessaires, aujourd'hui et après l'ordination :-)
    Chanoine Jean-Marie HUET, vicaire épiscopal

    Dans le cycle de théologie, il est demandé aux étudiants de présenter 1 travail écrit par semestre, sur un des quatre domaines fondamentaux de la théologie. L'objectif étant d'amener les étudiants à une réflexion personnelle, identifier et problématiser une question et petit à petit entamer une discussion critique et prendre une position individuelle argumentée.

    Ce cours facultatif de perfectionnement s’adresse principalement aux étudiants ayant déjà suivi le cours d’initiation au grec biblique. Il consistera en une révision des acquis et en une poursuite de l’apprentissage des éléments essentiels de la grammaire, de la syntaxe et du vocabulaire de la langue grecque, pour rendre possible la lecture et la traduction la meilleure des textes du Nouveau Testament.
    La première partie du cours consistera en une présentation introductive du contexte historique, du milieu socioculturel, des valeurs et des pratiques qui ont permis l’émergence d’une littérature abondante dont le judaïsme est encore toujours tributaire actuellement. C’est ainsi que des ouvrages de la littérature juive antique tels que les Targums, la Mishna ou encore les Talmuds seront découverts dans une perspective d’initiation. La deuxième partie du cours offrira également une introduction à la langue hébraïque, ainsi qu’un apprentissage des notions fondamentales de grammaire et de vocabulaire. L’enseignement et l’apprentissage de cette langue seront ponctués par des exercices inspirés de textes bibliques.
    Destiné aux nouveaux étudiants de philosophie et de théologie, ce cours introduit au travail intellectuel dans ses divers aspects: prise de notes, contraction de textes, rédaction de synthèses, utilisation des bibliothèques, technique d’argumentation et de dissertation, techniques de la parole, rédaction de travaux écrits, établissement d’une bibliographie, manipulation du traitement de texte, utilisation d’Internet, de l’Intranet et des outils numériques pour la recherche.