Moodle du séminaire Notre-Dame de Namur (Belgique), cours pour les séminaristes francophones de Belgique et les étudiants de l'IDF (Institut Diocésain de Formation)

    Available courses

    Les étudiants de 1ère année de philosophie rédigent :

    •  une 1ère dissertation au 1er semestre avec Mme Germain
    • une 2ème dissertation soit en anthropologie soit en épistémologie (selon le cours donné cette année-là)

    Les étudiants de 2ème année de philosophie rédigent :

    •  une dissertation de fin de cycle avec une défense orale devant un jury au mois de juin
    Les douze leçons visent à poser les bases d’une approche, d’une lecture et d’une interprétation correctes, ouvertes et intelligentes de l’identité de Jésus-Christ et du message de l’évangile. Une part importante des leçons sera consacrée aux questions herméneutiques fondamentales, comme à certaines questions contemporaines très médiatiques (le Jésus historique, les manuscrits de la Mer morte, Qumran, les apocryphes...).
    Après une vaste introduction concernant la méthode et l’a priori théologique de la métaphysique occidentale, la première partie du cours s’intéresse à la saisie de l’être et à sa critique. Dans un premier chapitre, on rend raison de cette saisie quant à son pôle objectif. On étudie la différence ontologique, la composition réelle d’être et d’essence au coeur de chaque étant et la doctrine des transcendantaux. Dans un second chapitre, on rend raison de la saisie de l’être quant à son pôle subjectif. On situe d’abord la connaissance métaphysique parmi les divers degrés de la connaissance humaine. On élabore ensuite une métaphysique de la connaissance humaine. Dans un troisième chapitre, on pose et on tente de résoudre la question critique dans une confrontation serrée avec la première des Méditations cartésiennes de Husserl. La seconde partie du cours s’intéresse à l’approche métaphysique de Dieu et de la création. On termine le cours sur quelques considérations sur le monde et sur l’homme en tant qu’ils sont créés.
    Le cours essaye de dresser un panorama, forcément incomplet, des grands courants philosophiques du XIXème et du XXème siècles. Sans entrer dans le détail, il tente, d’un point de vue critique, de cerner les grandes lignes de force qui sont communes aux pensées philosophiques des deux derniers siècles. Il comprend sept chapitres. Le premier, consacré au rejet de la raison métaphysique au XIXème siècle, évoque les figures de Schopenhauer, de Schleiermacher, de Kierkegaard et de Nietzsche. Le deuxième, consacré au positivisme et au néo-positivisme, étudie successivement la pensée de Comte et celle de Wittgenstein. Le troisième, consacré au marxisme, évoque la figure de Marx et ensuite celle d’Adorno. Le quatrième porte sur le spiritualisme français et est centré sur la pensée de Bergson, sur celle de Blondel et sur celle de Bruaire. Le cinquième évoque la renaissance thomiste au XXème siècle et le sixième le néo-kantisme. Le septième, consacré au courant phénoménologique, présente les pensées de Husserl, de Heidegger, de Sartre, de Merleau-Ponty, de Levinas et de Ricoeur.
    Quelle mouche a donc piqué René Girard (1923-2015) de consacrer sa vie à l’analyse de Dionysos, Œdipe, Jésus-Christ, Don Quichotte ou Clausewitz ? Quelle idée ! Lors de ce séminaire, nous analyserons la découverte majeure que René Girard a offerte à l’anthropologie contemporaine. A la fin de nos discussions, nous ne regarderons plus ni notre prochain, ni Jésus-Christ, avec les mêmes yeux.
    Après une introduction visant à éclairer différentes significations des termes « art », « esthétique » et « philosophie de l’art », le cours s’attachera, en partant des interrogations actuelles de la discipline, notamment autour de l’art contemporain, à dégager les grandes théories esthétiques à travers les principales périodes de l’histoire, de Platon à Derrida en passant par la théologie de l’Image et l’idéalisme allemand. Le parcours se fera dans un dialogue constant avec une sélection d’oeuvres choisies parmi les plus représentatives de la séquence chronologique étudiée.
    Ce cours propose un approfondissement des connaissances morphologiques et syntaxiques de la langue latine en vue de la traduction d’extraits d’auteurs chrétiens des premiers siècles (saint Augustin, saint Ambroise, saint Jérôme, saint Grégoire, saint Léon). Une brève présentation de la vie de l’auteur ainsi que du contexte social et religieux de l’époque précède la traduction et l’analyse des textes choisis. La lecture en français des chapitres encadrant le texte étudié prolonge l’approche et complète un commentaire succinct en vue d’une meilleure compréhension. Parallèlement à cette découverte des auteurs latins chrétiens, chaque cours débute par la traduction d’une prière liturgique.
    Le cours de latin I est avant tout un cours de langue et non d’auteurs. Il a pour but de confronter les étudiants à une première approche du latin et de ses particularités et de leur fournir les clefs morphosyntaxiques et méthodologiques nécessaires pour atteindre l’objectif final : la traduction de textes latins relativement simples. Le cours comprendra donc deux volets indissociables qui seront abordés conjointement : l’enseignement de la morphologie régulière et des principales structures propres à la langue latine d’une part, et l’application de cet enseignement théorique à un corpus de courtes phrases et de textes latins très simples, dont le choix s’explique en priorité par la progression linguistique qu’ils permettent d’autre part.
    Science et technique. Il est courant, aujourd’hui, de confondre « science » et « technologie ». Ainsi, par exemple, on parle des « progrès de la science » alors qu’on veut en fait parler des innovations technologiques. On oublie alors que « la science est l’activité qui a pour but de connaître le réel » alors que « la technique est un procédé destiné à produire certains résultats ». Ce qui montre bien qu’on ne peut pas les confondre. Mais on ne peut pas non plus les séparer. Quels sont les rapports qui existent entre la science et la technique, entre les progrès de la science et les progrès de la technique ?
    Ce cours, destiné aux étudiants de deuxième année préparant leur baccalauréat de philosophie, a pour objectif d’aider l’étudiant à rédiger un travail véritablement scientifique rencontrant les normes universitaires et à le défendre, en l’initiant à la manipulation des différents outils mis à sa disposition, en éveillant son esprit critique à l’égard des sources, en l’invitant à développer une pensée personnelle de manière informée, cohérente et structurée, et en lui donnant les repères pour la construction formelle de son travail.
    Quelle est la valeur de vérité des différents discours humains ? Comment connaissons-nous ? Que pouvons-nous connaître ? Quelques grands philosophes comme Ludwig Wittgenstein, Paul Ricœur,Jean Ladrière et Claude Bruaire vont nous aider à délimiter les frontières de nos différents discours afin de mieux les articuler et découvrir,ce faisant,le pouvoir infini de dire de notre langage humain. Etant ainsi invités à penser le plus loin possible,nous nous efforcerons de le faire dans la deuxième partie du cours en scrutant et en creusant de manière rigoureusement philosophique ce mot tout à fait particulier de «création» qui,en tant que proposé par la foi à la raison pour,semble-t-il,provoquer la science,se situe en quelque sorte à la croisée des chemins des discours scientifique,philosophique et théologique.
    Après avoir été introduits à cinq domaines de l’éthique contemporaine, on étudiera la structure de l’agir humain volontaire afin de préciser le point d’insertion de la valeur morale dans l’exercice de notre liberté, réelle et en même temps toujours traversée par divers déterminismes. En fonction de la structure de notre liberté, on analysera ensuite l’essence de la valeur morale et la norme de la conscience morale, en illustrant toutes les solutions logiquement possibles par des exemples concrets. Ce sera alors le moment d’aborder la question délicate du lien entre la loi naturelle et la conscience personnelle. On scrutera le lien entre la moralité et la quête du bonheur et l’on s’interrogera sur les relations entre la morale chrétienne et la morale philosophique. Enfin, on abordera de nouveau quelques questions éthiques contemporaines que l’on analysera au regard de concepts étudiés.

    Dès 2020, certaines matières dites "Matières Ministérielles" seront données aux seuls étudiants de quatrième année. Ainsi en est-il des "Repères administratifs et pastoraux", héritiers du cours donné antérieurement sur "La gestion matérielle des paroisses". Mais tandis que ce dernier se donnait tous les quatre ans à raison de deux heures/semestre, les "Repères administratifs et pastoraux" se donneront annuellement à raison de deux fois trois heures et porteront sur les Fabriques d'église, les Asbl et AOP, le Patrimoine. Bref, il s'agit d'une initiation au Temporel du culte catholique, géré dans chaque diocèse par un Vicaire épiscopal (prêtre) ou un Délégué épiscopal (non prêtre) au service de l'Evêque et de tous ceux qui sont concernés par ces matières.
    Le Syllabus 2020 peut paraître disproportionné par rapport aux six heures de cours mais je l'ai conçu comme un outil de travail non seulement pour l'apprentissage mais aussi pour la pratique du ministère de ceux que le Seigneur appelle au ministère presbytéral.
    Je suis à leur disposition pour toute explication ou information nécessaires, aujourd'hui et après l'ordination :-)
    Chanoine Jean-Marie HUET, vicaire épiscopal

    Dans le cycle de théologie, il est demandé aux étudiants de présenter 1 travail écrit par semestre, sur un des quatre domaines fondamentaux de la théologie. L'objectif étant d'amener les étudiants à une réflexion personnelle, identifier et problématiser une question et petit à petit entamer une discussion critique et prendre une position individuelle argumentée.

    Ce cours facultatif de perfectionnement s’adresse principalement aux étudiants ayant déjà suivi le cours d’initiation au grec biblique. Il consistera en une révision des acquis et en une poursuite de l’apprentissage des éléments essentiels de la grammaire, de la syntaxe et du vocabulaire de la langue grecque, pour rendre possible la lecture et la traduction la meilleure des textes du Nouveau Testament.
    « Après avoir, à bien des reprises et de bien des manières, parlé autrefois aux Pères dans les prophètes, Dieu, en la période finale où nous sommes, nous a parlé à nous en un Fils, qu’il a établi héritier de tout, par qui aussi il a créé les mondes » (He 1,1-2). Si d’autres religions se réfèrent à des révélations et à des écrits sacrés, à des sagesses et des traditions accompagnées de croyances, le christianisme donne à ces notions un sens précis et singulier. Nous chercherons, à partir de la Bible et jusqu’au XXe siècle, à comprendre ce que recouvrent ces termes qui, émergeant de l’Histoire sainte, exprimés dans l’Ecriture Sainte, portés par la Tradition apostolique, ont été précisés par la Foi, l’Eglise, le canon, le dogme, la théologie, l’exégèse et le Magistère. La constitution dogmatique Dei Verbum sera notre référence principale.
    Après avoir examiné le problème que pose la division des Églises chrétiennes, on retracera les étapes principales de l’histoire de l’œcuménisme au XXème siècle. On présentera ensuite les traditions chrétiennes autres que le catholicisme (Orthodoxie, Protestantisme, Anglicanisme). On étudiera enfin le décret sur l’œcuménisme Unitatis redintegratio du concile Vatican II, avant de faire le point sur la situation actuelle et les perspectives du dialogue œcuménique.
    Ouvrir le livre de l’Apocalypse de Jean, ce n’est pas contempler un paysage grandiose et terrifiant. C’est, étonnamment, « entendre » une vision et « voir » une parole de prophétie, une parole qui, à sept reprises, propose à l’homme la béatitude. Mais, pour y parvenir, il faut accepter de se laisser guider dans l’architecture majestueuse d’un ensemble de visions qui, un peu comme des vitraux de cathédrale, « impressionnent » celui qui s’avance, en hâte, vers le sanctuaire.
    La foi chrétienne est sociale en son essence même : relation à Dieu, elle ne se vit et ne se réfléchit pas en dehors de la relation aux autres, au cœur du monde. L’Eglise a développé toute une réflexion théologique et éthique sociale. Celle-ci n’est pas une simple extension d’une éthique (inter-)personnelle, car elle doit aussi tenir compte de la dynamique et des caractéristiques propres de la vie sociale, des groupes et des structures sociales. La « doctrine sociale de l’Eglise » (DSE) fait partie intégrante de la théologie et est un instrument d’évangélisation et de dialogue trop négligé. Dans ce cours, nous étudierons les fondements, la nature et donc le bien-fondé de cet enseignement. Nous en suivrons son développement historique jusqu’à nos jours. Ce parcours mettra en lumière les principes éthiques sociaux fondamentaux et invitera à les creuser en dialogue avec la modernité et les divers champs de la vie en société. Afin d’apprécier la pertinence de la DSE, nous lirons quelques pages importantes de cet enseignement, et plus particulièrement l’encyclique du pape François « Laudato si ».
    Les cinq premiers livres de la Bible, appelés aussi Pentateuque ou Torah, constituent le cœur de la foi d’Israël. Le cours propose de découvrir ce corpus à travers une double perspective diachronique et synchronique. Après une brève introduction, une première partie introduira aux questions principales qui se posent dans le champ de la recherche historique sur le Pentateuque. La deuxième partie consistera en une présentation de chacun des cinq livres qui composent la Torah. Parallèlement, des séances de travail en sous-groupe donneront l’occasion aux participants d’approfondir la thématique de l’Alliance. En effet, à travers l’ensemble de l’Ancien Testament, et plus particulièrement du Pentateuque, se révèle la figure d’un Dieu qui propose de faire alliance avec l’homme : avec l’ensemble de l’humanité dans le jardin d’Eden puis avec Noé, avec un homme, Abraham, et sa descendance, et enfin avec un peuple, Israël. Quelles sont les stipulations de cette alliance ? Quels visages de Dieu et de l’humain révèle-t-elle ?
    Pour découvrir, de manière concrète, la richesse de la spiritualité chrétienne, nous ferons connaissance avec trois courants spirituels qui ont marqué et qui continuent d’animer l’Église. Ils s’inspirent principalement de trois grandes figures de sainteté : saint Ignace de Loyola, sainte Thérèse d’Avila et saint François de Sales. Les Exercices spirituels de saint Ignace nous permettront de nous nourrir de son expérience spirituelle pour apprendre, plus particulièrement, les clefs du discernement et le sens de son « vœu spécial » d’obéissance au Pape. L’étude des œuvres de sainte Thérèse nous guidera, de manière existentielle, sur les chemins de l’oraison silencieuse. En tentant de cerner l’apport spécifique de saint François à la spiritualité, nous rencontrerons le pasteur d’âmes et l’accompagnateur spirituel passionné.
    Le cours abordera certains champs particuliers et actuels de la vie en société tels que l’éthique sociale économique et le défi écologique - la pertinence de la réflexion de l’enseignement social de l’Eglise sur le travail humain en cette année du centenaire de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et de sa réflexion sur l’avenir du travail - l’impératif éthique et l’appel évangélique de la paix face à la réalité de la guerre et de la violence.
    «Par les sacrements de l’initiation chrétienne, les hommes, délivrés de la puissance des ténèbres, morts avec le Christ, ensevelis avec lui et ressuscités avec lui, reçoivent l’Esprit d’adoption des fils et célèbrent avec tout le peuple de Dieu le mémorial de la mort et de la résurrection du Seigneur ». Ce texte du décret de Vatican II sur l’activité missionnaire de l’Eglise (n. 14) ouvre les Préliminaires généraux du Rituel de l’initiation chrétienne des adultes (RICA, 1996 pour l’édition française). D’emblée est manifestée l’unité des trois gestes rituels de l’eau, du chrême et du pain, dans lesquels la théologie découvrira les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’eucharistie. Le cours cherchera à comprendre ces sacrements par une théologie liturgique qui puise principalement dans le RICA, lieu toujours actuel de leur unité. Nourris de l’Ecriture et de la théologie des Pères, nous pourrons relire les approches médiévale et moderne du baptême et de la confirmation, avant d’interroger la pratique pastorale contemporaine. La théologie de l’eucharistie sera développée dans un autre cours.
    Le cours étudie la confession chrétienne au Dieu un et trine du point de vue de la théologie biblique, de la théologie historique et de la théologie systématique. Ainsi, en partant du Dieu de Jésus, le cours étudie ce que le Nouveau Testament apporte comme nouveauté radicale par rapport au monothéisme déjà solidement ancré en Israël. Ensuite, il voit comment les Pères de l'Eglise et les Conciles se sont appliqués – notamment face aux hérésies – à confirmer la foi en un Dieu unique en trois Personnes. Pour ce faire, les Pères anténicéens, les Cappadociens, S. Augustin, Richard de Saint-Victor et S. Thomas d'Aquin sont particulièrement retenus. En finale, le cours aborde les questions nouvelles qui se posent aujourd’hui à la théologie trinitaire (notion de personne divine, Croix et Trinité…) en abordant des textes de K. Barth, K. Rahner, H.U. von Balthasar.
    La première partie du cours consistera en une présentation introductive du contexte historique, du milieu socioculturel, des valeurs et des pratiques qui ont permis l’émergence d’une littérature abondante dont le judaïsme est encore toujours tributaire actuellement. C’est ainsi que des ouvrages de la littérature juive antique tels que les Targums, la Mishna ou encore les Talmuds seront découverts dans une perspective d’initiation. La deuxième partie du cours offrira également une introduction à la langue hébraïque, ainsi qu’un apprentissage des notions fondamentales de grammaire et de vocabulaire. L’enseignement et l’apprentissage de cette langue seront ponctués par des exercices inspirés de textes bibliques.
    Destiné aux nouveaux étudiants de philosophie et de théologie, ce cours introduit au travail intellectuel dans ses divers aspects: prise de notes, contraction de textes, rédaction de synthèses, utilisation des bibliothèques, technique d’argumentation et de dissertation, techniques de la parole, rédaction de travaux écrits, établissement d’une bibliographie, manipulation du traitement de texte, utilisation d’Internet, de l’Intranet et des outils numériques pour la recherche.